Le Néron : traversée des arêtes hivernale

Publié le par manu


Le Néron : traversée des arête hivernale (Chartreuse)
30 octobre 2008


Après qu'il eu pas mal neigé en début de semaine, je me lève de bonne humeur voyant qu'il fait enfin beau : y'a pas à dire les premières neiges redonnent à Belledonne sa superbe, et la Chaartreuse n'est pas en reste vu la quantité qu'il est tombée, même à basse altitude. Je dois filer chez le kiné, ben oui les sportifs sont toujours cassés c'est bien connu... et pendant les soins, je reçois un message. Je file et ne peux m'empêcher de jeter un oeil sur le Néron qui est en face de moi et qui est bien blanc, tiens tiens. J'écoute le message, c'est Niko qui me propose d'aller faire un "footing"... du côté du Néron ! Je le contacte, feu ! On se la fera en mode light mais on prend quand même les crabes et le piochon. Le rdv est pris à l'esplanade et lorsque j'arrive je le vois avec ses grosses, son baudard et tout le bardas. C'est pas que j'ai pas l'habitude mais là en plein centre-ville çà jure un peu et je ne peux m'empêcher de me marrer.
 
au dessus du poste romain, les difficultés commencent et le Moucherotte veille
 
 
vue sur la ville depuis l'arête : le mauvais temps arrive...
 
 
Mon enthousiasme va toutefois être entamé quelque peu tant le beau temps semble vouloir se faire la malle, le gris arrive et le vent avec, tant-pis on fonce. Le début est évident : suivre les marques bleues, et la neige ne fait son apparition qu'au dessus du "poste romain". Mais elle arrive en même temps que le vent et vu qu'on a bien transpiré jusqu'ici ben on met fissa les gore-tex car c'est la grosse caillante.

















vous avez dit plâtré !? en tout cas au Crozet y'avait un bon mètre de fraîche...
 
 

 sur l'arête...
 
 
Le passage de la "forêt de buis" sera bien chiant et à partir de là la neige est en abondance : çà tombe bien car la suite du programme est plus typée alpi que rando, et vu qu'on est venu pour trouver des conditions hivernale, on est servi et c'est tant mieux. On ne peut pas vraiment se protéger sur ce type d'arête alors on ne s'encordera pas et hormis quelques passages bien gelés comme le couloir de l'avalanche, les plus durs en fait comme par hasard... çà passe bien.
 

la "forêt de buis" et le Vercors
 
 

depuis la "forêt de buis" la suite de l'itinéraire
 
 
Il est vrai que notre sortie à l'arête du Chardonnet nous a permis d'affiner les automatismes dans ce type de progression et très vite, bien que la neige soit pulvérulente et recouvre les prises, on trouve le truc et on progresse avec une certaine célérité.
 

au niveau du couloir de l'avalanche
 
 
un des passages technique et verglacé
 
 

une belle cheminée où il y a des stalactites, heu pardon, où il y avait...
 
 
En même temps, le vent très présent au départ, semble tomber et la fin du parcours est bien plus agréable que le début, si ce n'est ces foutue descentes improtégeables, notamment celle du ravin Ulrich qui sépare les deux sommets Nord et qui porte le nom d'un étudiant allemand qui s'est tué ici au début du XXème siècle.
 


sur l'arête c'est bien raide et un peu... beaucoup verglacé ! Bon Niko tu glisses pas car j'ai pas envie d'aller te chercher sur le stade de Saint-Egrève...
 
 

arrivée au premier sommet Nord
 
 

la descente dans le ravin Ulrich, ouf c'est presque terminé
 
 
La descente du sentier est toujours aussi pourrie, si bien que le sentier se perd dans les buis, arbustes et tutti quanti. Même si l'on a repéré la sente, il est impossible de la suivre et on en trouve une autre, que l'on ne peut suivre pour les mêmes raisons et ainsi de suite. On rejoint quand même un sentier potable vers le bas et là Niko nous gratifie de ses plus beaux dérapages sur la gadoue locale : un vrai aéroglisseur ;-)
 
















les arêtes depuis le sommet Nord et depuis Narbonne : si si ce sont les mêmes !
 
 

Niko dans ses oeuvres : je suis sympa j'aurais pu mettre pire... ;-) hein Niko ?
 
 
Ce qui est cool avec cette course, c'est qu'on rencontre des conditions similaires à celles qu'on rencontrerait sur la Barre des Ecrins par exemple, mais à deux pas de Grenoble. Même si çà a un peu moins de gueule... et ce fut le cas lorsqu'on regarda le profil de l'arête depuis Narbonne : on avait l'impression que c'était plat et sans neige. Pô grave et les photos ci-contre prouvent bien le contraire : peu importe le flacon, pourvu qu'il y ait l'ivresse.
 

lors de la descente



traversée des arêtes hivernale (1298m)
mixte si neige
II/F/III+ (attention à la cotation, avec la neige c'est tout autre...)
1000m
B0
 
 
 
horaires
départ Narbonne : 10h20
forêt de buis : 11h45
couloir de l'avalanche : 13h15
sommet : vers 13h40
sommet Nord : 14h25
retour Narbonne : 15h45
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Publié dans Alpinisme

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