Chamechaude : versant Ouest
Chamechaude : versant Ouest (Chartreuse)
7 avril 2008
Dimanche soir : il commence à neiger sur les massifs, demain temps maussade, c'est pas encore demain que je vais tester mes nouveaux skis...
Lundi matin : réveillé par un gros rayon de soleil pleine tronche, j'hallucine. Le p'tit coup d'oeil traditionnel par la fenêtre confirme l'hallu, il fait grand beau, aaaargh il est déjà 9h30
(oui je sais y'en a qu'ont d'la chance...).
Bon ben qu'est-ce que je fais ? Un truc pas loin, forcément. Pas trop haut non plus car avec la neige fraîche et le fait de n'avoir pas skié depuis presque 1 mois (si si) je sais pas si ça craint
et puis comme je vais être seul, autant aller dans un endroit fréquenté. Ce sera donc Chamechaude, ben oui c'est pas bien original car j'ai bien dû y aller au moins 7 ou 8 fois mais jamais en
skis, alors...! Et puis ça me fera l'occasion de faire un test grandeur nature. Feu !
de ce côté-ci c'est le printemps
J'arrive au parking et je me gare à côté d'un gars qui m'a l'air bien sympatique, d'ailleurs c'est lui qui engage la conversation. Vu qu'on va au même endroit et bien on va faire la route
ensemble.
Dans un premier temps ça va pas trop mal, mais très vite dès que la pente se redresse je ne suis plus du tout à l'aise et glisse méchamment en arrière. La légère couche de neige
poudreuse de la nuit recouvre une neige dure et trafolée, et mes "anciennes" peaux ne font que 72mm alors que mes "nouveaux" skis font 82mm... C'est très pénible et j'ai de plus l'impression
de passer pour un touriste donc 1er arrêt pour remettre les peaux sur le bord des cares externes et je repars... 20m. 2ème arrêt pour mettre les couteaux, Philippe est déjà loin, il a bien fait
car je veux pas l'embêter avec mes petits soucis. J'envoie un petit peu pour le rattrapper mais avec les couteaux ça ne glisse pas et le souffle n'est plus le même qu'il y a 1 mois. C'est avant
d'avoir chopé mon second souffle que je le rejoins un peu plus haut alors qu'il fait tranquillement des photos. Ca tombe bien, Philippe n'est pas du genre à bourriner coûte-que-coûte, il
prend son temps et admire le paysage. Je vais donc pouvoir poursuivre ma journée-test.
On passe ensuite devant la cabane du Bachasson et on remonte en direction de la Folatière. Là j'ai de nouveau des problèmes car la trace est saccadée, cassante et les couteaux accrochent une
fois sur deux. C'en est trop je fous les skis sur le sac et monte à pieds selon la technique tout en finesse du "dré dans l'pentu" car je commence à en avoir un peu marre, vivement la descente...
En plus la dernière partie avant le sommet est jonchée de pierres affleurantes, si c'est bien pour monter à pieds, ça risque de faire chier à la descente.
la dernière pente
L'arrivée sur l'arête sommitale cornichée avec la vue "qui va bien" me remonte le moral. J'attends Philippe qui a pris son temps pour photographier les arbres et les crêtes, il a bien raison. On
casse une petite croûte au sommet avec les Choucas, la vue est splendide, la descente est proche, la vie est belle.
arrivée de Philippe
Bien qu'il fasse beau et qu'on ne soit qu'à 2082m, au bout d'une trentaine de minutes le froid se fait sentir et nous décidons d'y aller. Je descends un peu en contrebas avant de chausser et me
livre à mon "rituel des bouchons". D'ailleurs va falloir que je trouve un moyen de les fixer à demeure ces cales. Philippe arrive et, c'est partiiiii !
Première impression c'est super léger, tu ne les sens pas sous les pieds, par contre c'est très réactif et bien que le "terrain" ne soit pas top : fond dur boulotté et trafollé recouvert de
5 à 10cm de fraîche sans cohésion, ben ça paaaaaasse ! Je décide d'envoyer un peu plus, ça m'a l'air tout bon même si je me fais chahuter grave en fin de virage par les bosselettes sous-jacentes.
Qu'est-ce que ça doit être bon en poudre... ben justement on va en avoir dans les arbres qui mènent à la Folatière : de 20 à 30cm par endroits entre les sapins. Dommage que ce soit si court. La
fin est moins sympa avec pas mal de boulettes dures mais "c'est pas si pire" comme diraient certains.
un des bons endroits
De retour à la voiture Philippe me propose d'aller boire un verre au Cartusia mais c'est fermé. On discute encore de choses et d'autres, de nos projets, on s'échange nos coordonnées, bref on se
dit que c'était une chouette journée enrichie d'une belle rencontre et que ce serait cool d'en refaire d'autres.
Concernant le matos, on va dire que c'est très prometteur, mais qu'il va falloir confirmer ça bientôt et surtout, surtout que je fasse quelquechose au plus vite pour les peaux.
versant Ouest (2082m)
R
2.2 (30° maxi) E1
760m
B0