Les Rouies : couloir en S
Les Rouies : couloir en S (Ecrins)
28 et 29 avril 2008
On s'est croisé au Gioberney avec Cyril, qui a fait les Aupillous le samedi (moi le dimanche) du coup il me propose d'aller faire un truc sur deux jours, et dans un coin où on sera peinards... On
part donc avec Cyril et Jérôme pour la Lavey et le couloir en S des Rouies.
dans le couloir en S, vue sur l'Etret
Rdv pris à 14h à Grenoble, on file sur Champhorent et la pluie nous rattrape au Bourg-d'Oisans pour finalement s'arrêter au moment où l'on arrive au parking, cool. Le chemin se fait au sec
et il commence à neigeoter une demi-heure après notre arrivée au refuge, timing ! On prend l'apéro, on mange et on file se coucher. Il n'y a que 3 autres personnes dans le refuge,
un ours ch'ti qui a fait le col de la Muande et qui demain file aux Fétoules, et un couple de grenoblois qui envisagent le couloir Maximin. On va pas se marcher dessus dans
le vallon !
Jérôme et Cyril au pied de la grande cassure
Lêver 5h après une nuit difficile en ce qui me concerne. On file au petit matin dans un brouillard assez dense qui se lève juste au moment de prendre la direction du couloir, heureusement
car c'était pas gagné sinon... la remontée est longue et on ressent tous nos efforts du WE, enfin surtout moi puisque les deux avions sont devant. Jérôme s'arrête au pied de la grande cassure
vers 3200 et nous continuons vers le col puis le sommet. Les 150 derniers mètres sont en neige croutée-gelée sur fond de neige pourrie, inskiable à part peut-être quelques passages et encore,
faut pas avoir peur des cailloux et surtout de l'expo.
Cyril sur le glacier des Rouies, avec le sommet derrière et les Ecrins au fond
depuis le haut du couloir, vue sur la Cime du Vallon et l'Olan
On fait l'aller-retour avec Cyril et vu que le sommet n'est pas skiable, on signe le but, on redescend direct en crabes au col 3364 et c'est parti pour la descente. Ca passe tout bien dans le
haut, et au bout de 200m Cyril se rend compte qu'il a oublié son piolet au col, on a pas la force d'y retourner car on a effacé les traces de montées... On passera une annonce. Plus bas dans la
descente çà chahute pas mal, et on rejoint Jérôme sur un replat au pied du couloir, deux heures après s'être quittés. La suite est nickel sur la moquette puis franchement galère à la fin pour
rejoindre le refuge, où il a fallu repeauter.
Cyril envoie du bois devant l'Olan
Cyril sous la cassure
Jérôme fait sa trace pépère...
Encore une belle bambée dont je ressort assez cuit, va falloir que je me repose un peu moi ! Le rapport ski-portage est peu intéressant, mais que c'est beau et sauvage comme coin ! Merci Cyril et
Jérôme pour l'idée, la prochaine fois j'y vais mollo pendant le week-end.
couloir en S (3589m)
AD
5.1 E3 (50° / 150m ; 43° / 800m)
2110m
B2