Les arêtes du Gerbier

Publié le par manu


Gerbier : traversée des arêtes depuis Prélenfrey (Vercors)
19 juin 2008


Quoi une rando sans skis ??? Ben oui, comme quoi fallait s'y attendre, même si à la base c'était pas prévu... En effet, je devais réaliser un truc magique, l'enchaînement Barre des Ecrins - couloir de Barre Noire - Col des Grandes Sagnes, oui mais Eric n'avait pas la caisse ni la motiv' nécessaire, alors plutôt que d'aller me taper une bouse du côté du Glandon, ben j'ai préféré ressortir les baskets et aller compléter ma connaissance de la barrière Est du Vercors. Depuis le Moucherotte jusqu'au Mont Aiguille, il me restais deux-trois endroits à fouler, dont ces arêtes du Gerbier. Banco, et puis comme çà au moins je n'ai à m'occuper que de ma gueule.


Départ pas de bonne heure de Grenoble, çà change, et go to Prélenfrey. La piste forestière est devenue une autoroute et je suis content quand je peux enfin me retrouver sur un petit sentier caillouteux, pas trop large avec pleins de végétation autour. La vue est gachée par les nombreux cumulus qui commencent à "congestionner" si bien que je ne vois même pas le sommet des arêtes : tant pis çà donnera une ambiance... mystique ! La remontée à la double brêche est vite avalée et là je retombe dans mes travers : je file droit jusqu'à la double brêche au lieu d'aller au bout du chemin.
 
le début des arêtes, la double brêche est cachée derrière le roc de droite
 
 
Bon c'est vrai que quand on voit cette double brêche on se dit qu'il n'est pas la peine d'aller au bout du chemin car il y a un à-pic, oui mais çà redescend tranquillou de l'autre côté, CQFD. Et moi je me mets taquet dans une traversée foireuse, bon au moins je sais à quoi m'attendre et j'arrive à la brêche bien chaud.
 

 
 



















le dièdre d'attaque, c'est tout droit !              le passage du rasoir, c'est tout droit aussi

 
 
La suite est superbe, on suit le fil de l'arête sans s'en éloigner de plus de deux mètres et il est quasiment tout le temps possible d'être sur le fil, sauf dans le passage du rasoir car là il faut sa maîtrise de slackline, en même temps être sur le fil du rasoir... ok je sors !
Ce qui est étrange c'est que c'est complètement bouché à gauche, côté grésivaudan, et complètement dégagé à droite, côté plateau. Ca finira par se lever en milieu d'aprem.
 

















ambiance "Nebbia" sur les arêtes




J'ai un poil cherché le fameux rappel de droite, car je suis en fait tombé dessus directement et je pensais que c'était celui de gauche, du coup re-plantage d'itinéraire vers la droite pendant cinq minutes, et pour cause, puis retour vers ce rappel qui finalement se désescalade bien, voilà c'est terminé reste plus qu'à rentrer. La descente vers le sentier Péronnard est scabreuse puis c'est la remontée au Pas de l'Oeille, à ne pas confondre avec celui de la Dent de Crolles, et zou dré dans le pentu. Au bout de cinq minutes je me retrouve nez-à-nez devant une sorte de ragondin crêvé, je sursaute et là la marmotte, car c'était pas un ragondin crêvé, dégage à toute vitesse, me percute, fais un salto (non là j'exagère), et file dans son trou en faisant dégringoler des blocs, j'espère que les gars en dessous n'ont pas été touchés car si je leur dis que c'est à cause de la marmotte, qui a mis le chocolat dans le papier... oups je m'égare ! Bref pas simple à expliquer aux autres, mais il n'en sera rien, tant mieux.
 
















les Deux Soeurs et les arêtes depuis le col de l'Arzelier, l'autre c'est une spéciale dédicace pour marie zette car il parait qu'on voit pas souvent ma ganache sur mon blog ;-)
 
 
Finalement il reste encore pas mal de chemin à faire et je vais avoir encore deux emmerdements. Le premier, c'est que je commence à avoir une ampoule sous le gros orteil, et le deuxième c'est la dernière traversée forestière qui est en grosse gadoue, sympa à deux pas de la voiture quand pendant toute la journée tout était sec... et jamais deux sans trois, j'ai finalement une ampoule sous chacun des gros orteils, va falloir faire quelque chose avec mes chaussettes :-(

les arêtes vues de Prélenfrey
 
 
Même si j'ai encore en travers de la gorge le but aux Ecrins, d'ailleurs va falloir définir un nouveau but, le B5 ou but ultime : on bute avant même de commencer, mais pas le matin à cause d'un quelconque malheur, non, la veille... Allez Eric, je rigole, une prochaine fois sûrement. Je disais donc que même si je l'avais en travers, je suis malgré tout bien content de cette charmante ballade, qui cote quand même PD.


traversée des arêtes, par Prélenfrey (2109m)
II/PD (quelques pas de 3, obligatoires)
1000m
B0

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Publié dans Alpinisme

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M
probablement un des seul truc que j'ai fait sur ton boblog !
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M
meuh non, tu te sous-estime, d'un autre côté j'ai pas été très loquace ni très rigoureux pour raconter mes randonnées pédestres ;)
M
probablement un des seul truc que j'ai fait sur ton boblog !!
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O
Alors , a quand le récit des ailefroides? Rien que pour savoir si vous avez pété l'horaire comme nous...
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M
j'ai pas trop eu le temps de visiter car on n'avait pas beaucoup de temps entre deux apéros...
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A
Très belle sortie ! ça donne envie...<br /> <br /> Et tu étais au Barcarès ??! C'est mon pays là-bas !
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