Tête de la Maye : "maye friend"
Tête de la Maye : "maye friend" (Ecrins)
28 septembre 2008
Plusieurs plans grimpe au programme ce dimanche m'ont été proposés : çà fait plaisir mais je ne pourrais aller à tous et il va falloir faire un choix. Les deux plus "sérieux" étant Johann qui
souhaite aller du côté du contrefort des Bans faire "pas d'asile pour Pazuzu" et Jean-Pierre "jpc" qui veut aller à la Bérarde.
Y'a deux grosses soirées de prévues samedi soir après le taff, du coup c'est mort pour les Bans vu la route à faire. Johann comprend et me propose d'aller faire de la couenne dans l'aprem : on
verra en fonction de l'état de forme du dimanche matin, mais j'ai une préférence pour une grande voie. Toujours dur de choisir...
Finalement, et après une petite nuit je me sens pas trop mal et je file pour la Bérarde en compagnie de jpc, Béatrice et Marc, avec au programme "maye friend".


la première longueur, terrible à froid puis un peu plus haut dans l'antépénultième longueur
On se fait l'approche juste au moment où les nuages se barrent et on attaque la voie à 11h. Jean-Pierre et Béatrice partent devant et on les suit avec Marc. J'ai pas eu le temps de faire un sac
léger mais ne m'en faisant pas trop car ce n'est pas très génant en dalle. La première longueur va me faire comprendre mon erreur : 6a à froid très vertical, sac trop lourd et esprit pas tout à
fait réveillé, dur dur ! Béatrice me lancera même un brin pour m'assurer du haut tellement je le sentais pas : pas glorieux et en plus j'ai presque les bouteilles... Heureusement que les deux
longueurs suivantes sont plus aisées pour finir la "chauffe" moins violemment car voilà que se ramène la longueur la plus hardos en 6a avec son pas de 6c ou A0. Mais çà passe bien
et c'est superbe avec de beaux mouv'. Bien sûr je tirerai au clou dans le pas de 6c mais à la différence de L1, je visualiserai le pas sans pouvoir l'enchainer, et sans le sac y'avais
peut-être moyen... toutefois çà me rassure pour la suite.
A partir de là, on sort de la partie très verticale de la voie et la suite se fera en dalle, ponctuée de quelques ressauts fort raides mais courts. On franchi une vire herbeuse puis on attaque un ressaut en 6a qui engage juste ce qu'il faut : en fait je comprendrai à partir de là que dans cette voie lorsqu'un point est éloigné c'est que y'a des prises pour y arriver plutôt facilement mais faut chercher. On a ensuite droit à un 5b raide mais prisu sur un caillou au grain dément et à la couleur fauve clair : superbe, dommage que Marc n'ai pas voulu aller en tête. Ensuite je vois une dalle à l'apparence tranquille que je remonte en dix secondes mais il y a un pas super fin au milieu, à la limite du pas morpho mais super bien protégé : 6a+. A partir de là il ne reste que trois longueurs de grimpe et une de liaison. Je motive Marc d'aller en tête car hormis L2 il est toujours allé en second. Je ne m'en plains pas mais c'est sympa de partager ;-) Devant mon insistance il y va et je pense qu'il s'est régalé dans ce 5b ou il ne faut pas hésiter à naviguer de gauche à droite puis de droite à gauche pour franchir le petit mur qui défend le bas.


l'avant dernière longueur, la plus belle et le Mayer Dibona depuis la sortie de la voie
Je prends ensuite la relève pour les deux dernières longueurs. La première part en traversée puis remonte une dalle qui vient buter sur un ressaut avec un pas plus dur en 6a+ plutôt physique car morpho, puis cela remonte une dalle fissurée qui se redresse pour finir sous un mur que l'on remonte grâce à une écaille : on révise la dulfer et c'est superbe.
la voie est finie, on va pouvoir mangerViens ensuite la plus belle longueur, un cran au dessus de la précedente et de la 6c/A0 car variée et homogène dans la difficulté : 6a seulement mais avec une dalle qui se redresse petit à petit tout en ayant de moins en moins de prises jusqu'à ne plus rien avoir du tout à se mettre sous les pieds et les mains, suivie d'un petit surplomb qui précède une dalle fissurée : splendide. On finira à corde tendue jusqu'au sommet de la voie où l'on fera le pique-nique... à 17h30 !
du sommet de la Maye

la fine équipe presque au complet et la fameuse face Sud de la Meije
On rejoindra ensuite l'antécime de la Maye d'où le panorama est assez exceptionnel pour un sommet aussi modeste. Les couleurs de ce soir d'automne et la neige fraîche recouvrant les plus hautes cimes rendant le lieu particulièrement chaleureux : on a du mal à partir. On mettra une heure pour rejoindre la voiture, et pendant le retour sur Grenoble la fatigue me rattrappera un peu : pas grave, je vais pouvoir me faire une grasse mat' demain !

en descendant, le Dôme et les belles couleurs de l'automne
sur le chemin de descente, l'Encoula et la GAB
veillent"maye friend" (2518m)
voie équipée
I/TD/6c/6a
400m
B0


on regardera le topo en mangeant des bananes... après ! le tracé de la voie