Ailefroide : "songe d'une nuit de Sabbat"

Publié le par manu


Ailefroide : "songe d'une nuit de Sabbat" (Ecrins)
3 août 2008



Arrivés la veille au soir, et vu que l'on n'a qu'à monter au refuge du Pelvoux, on décide de commencer la journée par une grande voie, histoire de vérifier les automatismes. Charles, qui a déjà pas mal parcouru le secteur l'an dernier au cours de la première édition du GUM Camp, est chaud pour la "Snoopy directe". Je trouve çà un poil chaud comme entrée en matière mais bon comme on dit en Savoie : 'faut pas y craindre !'. On traîne un peu ce matin et c'est sans surprise qu'au départ il y a déjà deux cordées, dont une qui vient de s'engager. Et lorsqu'on entend le premier de cordée brailler pour savoir où il doit poser son relais, on se dit qu'il vaut mieux changer notre fusil d'épaule. On continue cinq minutes et on jette notre dévolu sur "songe d'une nuit de Sabbat", un peu plus facile, que Jean-Luc a fait la veille et à qui çà a plutôt plu. Cette voie est de l'autre côté de l'école d'escalade, dans l'ombre pour le moment et il n'y a pas un chat, çà change par rapport à l'autre côté, déjà au soleil et ou çà fourmille de grimpeurs.
 
















Charles au premier relais, vu d'en bas puis du deuxième relais
 
 
La première longueur est un 5b en dalle, et c'est Charles qui s'y colle, il est 9h45. Pas simple a froid, en plus on a l'impression que le rocher est encore un peu sale et humide. En tout cas la première longueur fait 45m bien tapés donc çà grimpe efficace. Je le rejoins et enchaîne sur la suite, toujours en dalle mais un peu plus hard en 5c. Toujours 45m et un petit pas en adhérence un peu vicieux sur lequel je passe un peu tendu. Vient ensuite le crux, une courte longueur en léger dévers avec des gros bacs sauf un pas un peu plus fin en 6a. Charles se régale et je le rejoins, çà y est les bras sont chauds.
 
















et c'est parti pour la corde tendue : L4 et L5 à gauche, L6 et L7 à droite
 
 
Sauf que la suite est tout en dalle... pô grave, en plus le soleil vient nous rendre visite pour la suite et la vue commence à porter : on voit bien le secteur de Palavar et la fameuse "la vie devant soi", un grand souvenir. A partir de là Charles me propose de continuer en corde tendue, çà nous entraînera. C'est donc parti et je sais pas si c'est le fait d'être chaud ou "adapté" au cailloux mais je trouve la suite beaucoup plus easy. J'arrive à doubler la longueur, toutes deux en 5b et Charles continue dans le 5c. Arrivé au relais il veut continuer comme çà donc j'enquille, et il double lui aussi, les deux en 5c. Reste la dernière, toujours en 5c que je termine, Charles me rejoint, il est midi. 2h15 au lieu des 4h du topo, pas mal pour une première.
Maintenant on va voir si on est efficace dans les rappels. Tout s'enchaîne bien et en trois-quart d'heure on est en bas, non sans quelques émotions dans le dernier rappel en fil d'araignée, superbe.
 
















les rappels, d'abord dans la partie haute puis le fameux fil d'araignée
 
 
On est dans les temps, on file manger, faire les sacs, on traîne un peu aussi, et c'est finalement à la bourre qu'on partira pour le refuge du Pelvoux...
à suivre


"songe d'une nuit de Sabbat" (1700m)
voie équipée - secteur Fissure d'Ailefroide
I/D+ (6a max ; 5b/c obligé)
200m
B0
 

du sommet de la voie, vue imprenable sur le camping d'Ailefroide, le GUM Camp est en plein milieu
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Publié dans Escalade

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C
Effectivement ça chôme pas!! Pfuiff......
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