Aiguille du Refuge : "le gâteau de riz"

Publié le par manu


Aiguille du Refuge : "le gâteau de riz" (Mont Blanc)
28 juillet 2009


  
Lucas dans la descente sur le glacier d'Argentière, en face le Chardonnet et l'Aiguille d'Argentière
 
 
 

Ayant deux-trois jours de libres avant l’arrivée de mes parents, je propose à Lucas d’aller faire un p’tit tour dans le Mont Blanc, avec pour seules contraintes de rentrer jeudi soir maximum et de ne pas faire de grosses bambées qui tirailleraient de trop ma cuisse convalescente.

 

depuis l'arrivée des Grands Montets : la Petite Verte et la "Grande" derrière ; à droite le Mont Blanc domine Chamonix
 
 
 
On opte pour le secteur d’Argentière qui est selon Lucas "gavé de grandes voies". De plus, il semble montrer un très grand intérêt pour l’arête du Jardin : "va pour Argentière !"

 

pas loin du refuge sur le glacier d'Argentière : une vue que vous allez voir et revoir mais dont je ne me lasse pas
 
 
 
On décide de prendre la benne jusqu’aux Grands Montets le premier jour histoire de gagner du temps, de s’économiser, et aussi de pouvoir faire une grande voie dans l’aprem.

 

la face Nord des Droites, c'est droit en haut mais aussi dans la face...



La découverte des faces Nord du bassin d’Argentière impressionne autant qu’elle séduit. Mais il ne faut pas s’y méprendre car bien que toutes les grandes parois vues de face font souvent illusion, celles-ci sont vraiment raides et verticales, notamment les Droites. D'ailleurs je pensais que leur nom venait du profil de la crête sommitale, mais je pense de plus en plus qu'il provient aussi de la raideur de la face Nord ;-)

 

l'Aiguille du refuge, à deux pas... du refuge !
 
 

On convient d’un programme tel quel : le gâteau de riz aujourd’hui en entrée, l’arête du Jardin en plat de résistance le lendemain, et une grande voie le dernier jour comme dessert avant de rejoindre la voiture et Grenoble dans l’aprem.

 

la fissure d'attaque
 
 

Par souci de découvrir le rocher, on se lance dans la grande classique du coin, le "gâteau de riz". On se dit même que s’il le faut on pourra faire les variantes un peu plus soutenues. Il est déjà tard quand on se lance dans la voie, et on y va sans topo… heureusement une cordée nous suit et à un "topal".

 
la même avec Lucas qui s'éclate
 

 
La première longueur est pour Lucas, une fissure-cheminée très jolie sans être trop athlétique, puis je me lance dans la seconde mais je suis la fissure alors qu’il ne faut pas et je me retrouve dans des pas pour le moins difficiles. Je redescends, repart au bon endroit, et çà va mieux.

 
la fameuse fissure Lucky Luke, bien choisir sa fissure car pour en changer c'est sport...
 

 
Ça ne dépasse pas le IV+ mais la grimpe est assez exigeante, souvent physique, et comme il faut poser ses protections, ce n’est jamais évident. Ah oui, j’oubliais, à Cham les friends qui vont bien sont ceux qu’on n’utilise jamais ailleurs : les gros voire très gros, et on en n’avait pas trop en stock…

 

après la fissure Lucky Luke, le bombé bien lisse et gazeux
 
 
à peine plus loin, çà se creuse et çà se redresse



L’autre souci, c’est la recherche d’itinéraire dans le sens ou parfois il y a plusieurs fissures, et on ne sait pas laquelle choisir. Souvent tu prends la plus commode, mais tu te rends compte après que c’est pas celle-là qu’il fallait prendre, et pour revenir sur la bonne, c’est toute une histoire et çà engage pas mal…

 

Lucas arrive à R5
 
 
moi à R6, il est temps de redescendre car on va être à la bourre, dommage...



On s’arrêtera à R6 par manque de temps et on arrivera au refuge à temps pour la soupe. Une bonne nuit et l’arête du Jardin sera pour nous tous seul, enfin presque…

 
le refuge au crépuscule

 

à suivre...



"le gâteau de riz" (3057m)
rocher TA
II/D+/5b
200m
B2t
 
Publicité

Publié dans Alpinisme

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article